1. Le projet KT 150

Initialement construite pour broyer 2 500 tonnes de canne par jour, l’usine de la CSS a été progressivement dotée de moyens techniques de plus en plus performants qui lui ont déjà permis d’atteindre une capacité de broyage de l’ordre de 6 000 tonnes de canne par jour.

Vers la fin des années 2000, le site industriel parvenait à produire jusqu’à 100 000 tonnes de sucre par campagne, pendant la période de coupe de la canne de Novembre à Mai.

C’est en 2009 que la Compagnie Sucrière Sénégalaise initie le “projet KT 150“, afin de contribuer à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement du Sénégal en matière d’autosuffisance alimentaire en denrées de première nécessité, dont le sucre.

Ce programme, représente un investissement de plus de 100 millions d’Euros, et nécessitera 5 ans de travaux, pour atteindre l’objectif de produire annuellement 150 000 tonnes de sucre et pour répondre à la totalité des besoins en sucre de la population du Sénégal.

La mise en œuvre de KT 150, implique une mobilisation générale autour de 3 grands pôles :

  • L’extension des surfaces agricoles (2 500 ha supplémentaires à échéance de 2014/2015) ;
  • La recherche d’un rendement optimum de la culture de la canne au-delà de 130 tonnes/ha avec un accroissement de la richesse en sucre au-delà des 13/14% ;
  • L’amélioration technologique et logistique de l’usine pour augmenter le taux d’extraction de sucre. Au terme du programme la sucrerie pourra approcher les 10 000 tonnes de cannes broyées chaque jour.

2. Innovation / Création

Le projet KT 150 se traduit par un grand élan en termes d’innovation et d’évolution aussi bien dans les moyens que dans les méthodes. L’usine est au premier plan dans les changements insufflés par le projet KT 150.

La mise en service d’une nouvelle chaudière d’une capacité de 150 tonnes de vapeur par heure associée à un turbo alternateur de 25 MW, l’installation d’une nouvelle batterie de 5 moulins de broyage, le remplacement du cristalliseur et des anciens appareils de raffinage sont quelques unes des étapes les plus marquantes de cette phase de développement de la sucrerie.

Du côté de l’exploitation agricole, l’extension des surfaces cultivées, qui requiert la fertilisation et la plantation de nouvelles parcelles de cannes se fera entre autre, sur les parcelles non encore cultivables soumises à un processus de lessivage des sels solubles.

Une grande partie du réseau d’irrigation/drainage est rendu plus efficace et plus économique en eau, par l’utilisation de tuyaux souples qui remplacent les canaux.

Dans les laboratoires agronomiques, de nouveaux axes de recherche sont en cours sur les variétés actuellement cultivées afin d’augmenter leur teneur en sucre (supérieure à 13%) mais également de déterminer celles qui s’adaptent le mieux aux sols sableux, axe principal de l’extension des surfaces pour une irrigation en goutte à goutte et avec une récolte entièrement mécanisée.

Sur le plan logistique, la CSS a élargi sa flotte de camions et d’engins agricoles pour absorber l’accroissement des volumes produits et recourt désormais à une gestion de son parc matériel par un suivi GPS.